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Tinkle n°9
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Australian Murder

Nouvelle Berlin XVIII

Tinkle Bavard n°9

- Sergent Vildermacher!

La voix atteint mon oreille, j'émerge péniblement du sommeil qui m'avait envahi.

- Ouuuuuiiiiiiiii.....

- Vous vous êtes encore endormi sur votre clavier, à mon avis vous devriez rentrer dormir.

- Merci, Koss Heinzich, mais je dois finir mon rapport.

Putain! Une nuit gâchée. Enfin, sauf erreur de ma part, il devrait être 9 heures du mat. Une journée nouvelle dans le fameux secteur 18 de Berlin. Bon, boucler le dossier de ce petit merdeux qui est en train de purger sa préventive et je vais me chercher un café, si la Kaffemachine veut bien marcher.

Au moment où je lève mon fondement, voilà que cette saloperie de téléphone rugit!

- Sergent Falksdoktor Vildermacher, j'écoute.

- ...

- Bien capitaine, oui capitaine, j'arrive capitaine.

- ...

- Sans retard ni détour.

Je raccroche le combiné et me dirige vers le bureau vitré du capitaine, gentiment nommé: L'Akuarium. Lorsque je rentre, je reconnais deux têtes sur trois, la troisième étant une superbe femme au physique très athlétique et au visage angélique. Le capitaine Cartibaldi, toujours de service, ce petit vieux, nous la présente:

- Sergents, voici le Lieutenant Alisson, elle vient d'Australie dans le cadre d'un échange culturel, veuillez l'accueillir comme l'une des nôtres, et présentez-vous!

Le premier mérite bien son surnom, Hercule, c'est une grande brute à l'oeil bleu et au crâne lisse comme une loupe. Le second se nomme Nounours, petit et large, il me plaît de suite. Je sens que je vais m'entendre mieux avec lui qu'avec le semblant de cervelle posé sur des muscles. Vient mon tour. Je me mets au garde-à-vous le plus strict, ce qui étonne tout le monde, et me présente:

- Sergent Falkdoktor Vildermacher Hein, matricule SF- 39690-18, surnommé "Le Haut". A vos ordres mon capitaine !

Mon entrée en la matière fait tiquer les deux autres Serg-Falks. Enfin, être dans le secteur 18 ne signifie pas qu'on a oublié les bonnes manières... Le capitaine reprend de suite:

- Messieurs, euh... et Madame, vous avez été sélectionnés pour faire partie d'une nouvelle unité. Elle se nomme la DREI. La signification de ces lettres sont les suivantes: Division Rapide d'Enquête & Interventions. Je vous informe de suite, que c'est Mônsieur le Maire himself qui a eu cette mer... formidable idée. Alors n'oubliez pas que ses deux yeux et ses deux oreilles seront en permanence sur vous! Faites honneur au secteur 18. Un enseigne va vous conduire dans de nouveaux bureaux!

La porte s'ouvre et un nouveau venu entre.

- Encore en retard Sergent! Elle était comment votre excuse? Blonde, brune? Enfin! Lieutenant Alisson, je vous présente le Sergent Al Capone! Garde-à-vous devant votre lieutenant Al Capone! Vous l'informerez de ses droits, heu... nein! De ce que je vous ai dit. Rompez Messieurs, heu... Mesdames, heu... rompez quoi!

L'Al Capone en question n'a rien à avoir avec l'ancien criminel de Chicago. Plutôt playboy et certainement dragueur. Belle équipe de choc! Un tas de muscle, une gueule d'amour, un Falk-Cool et une très jolie lieutenante. Enfin, je ferais avec...

A peine arrivé dans nos nouveaux locaux, je me mets de suite auprès de Velda, l'ordinateur nympho du coin. J'essaye quelques manoeuvres, mais rien! Scheisse! Soudain, une ombre m'arrive dessus et je reconnais Hercule qui me montre la prise. En effet, si elle n'est pas branchée je ne peux pas aller très loin. Je le gratifie d'un sourire froid et distant.

Me balladant dans des divers tableaux de cette merveille technologique, je lui colle aussi quelques portes et en profite pour copier quelques fichiers de derrière les fagots. Je l'ai toujours dit et prôné: rien de plus agréable que d'avoir son Klein-Falk-Computer personnel.

Un livreur se présente et dépose un énorme bouquet de roses à l'attention de notre nouveau Lieutenant. Je regarde Al Capone d'un air interrogateur et moqueur. Son retour de regard me confirme ce que je pense...

Ach, toujours rien de bandant dans les programmes de Velda. Voyons si je peux tripoter ceux de nos amis de la S.A.D.

- Sergent Vidermacher!

Le doux timbre de voix de mon Lieutenant résonne avec une douceur particulière dans le creux de mon oreille.

- Oui... chef!

- Sortez de votre transe informatique et dirigez-vous vers le bureau du Capitaine avec le reste du staff.

- Compris, chef!

Arrivés dans l'Akuarium, nous écoutons avec respect ce que nous transmet notre vénérable capitaine adoré.

-Falkampfs, voici votre première mission en tant que réprésentant de la D.R.E.I. (musique s.v.p.). Un meutre a été commis, 19 Kartoffelnstrasse, à vous de jouer. Rompez!!!

Descendant en compagnie de Nounours en direction du garage, nous remarquons que le Lieutenant Alisson ne prend pas le même chemin que nous. Bref... C'est une femme... mais quelle femme!

Arrivé au garage, Sigmund Stein refuse de nous donner une voiture acceptable. Sigmund est le nouveau garagiste, il faut le préciser. Nounours et moi-même arrivons à le convaincre de nous filer une voiture de patrouille flambant neuve. Ce qu'il fait sans piper mot ou remarque.

Sortant en trombe du garage, je remarque qu'une voiture rouge nous suit, vu la chevelure qui vole derrière le pare-brise de celle-ci cela ne peut être que notre Lieutenant de choc et de charme. Nounours programme l'adresse où on doit se rendre. Au fur et à mésure de notre progression, nous remarquons que nous pénétrons dans les beaux quartiers de notre secteur.

Arrivés sur place, je constate que la Crime est présente ainsi que les journaleux. Fouilles-merdes entre tous ils sont déjà sur place, comme la mouche du même nom...

Je montre mon insigne et le planton me laisse passer. Il faut dire que le visage froid et fermé que je lui adresse ne lui laisse pas la possibilité de refuser à un Sergent des Falks l'entrée dans cette charmant propriété. Nous sommes conduits, la section D.R.E.I., vers les lieux du crime. En fait, c'est la salle de bains qui sert de théâtre aux opérations. Je dois dire que la mode de se doucher avec le tuyau de la douche autour du cou est mortelle, j'en ai la confirmation formelle. Bon, vérifions ce cadavre exquis avant qu'il ne parte pour la chambre froide.

De suite, je remarque que c'est mieux que la pièce de théâtre qui se joue au Berlin Theater. La mise en scène est presque convaincante, juste deux trois détails qui font que le doute germe dans mon esprit. J'en fait part à Nounours, qui avale la nouvelle avec un rire amusé. Je ne veux pas savoir ce qu'il pense. Ach, je donnerais cher pour entendre Ludwig en ce moment. Cela m'aide à réfléchir.

Je demande au Lieutenant Alisson un mandat me permettant d'accéder aux comptes bancaires, données informatiques et levée des secrets sur les différentes lignes téléphoniques de la propriété.

Je vois du coin de l'oeil Hercule qui console la vieille bonne. Que c'est touchant... La brute pure et dure qui ressemble à un nouveau-né devant une femme éplorée.

Je me dirige vers le bureau de l'Ambassadeur d'Australie, puisque c'est ce dernier qui gît dans la salle de bain. Retournant son bureau selon les normes policières - il faut l'avouer, il peut toujours y avoir un de ces chiens du SAD glissé dans les troupes normales de police - je trouve la photo d'une femme, type créature de rêve, mais en mieux.

Je faxe la photo au commissariat central. En attendant la réponse, je m'occupe des téléphones, composant les derniers numéros mis en mémoire. Rien d'intéressant, si ce n'est que je tombe sur l'Ambassade d'Australie. Profitant de l'occase, je demande au vice-consul de ramener ses fesses dare-dare en la villa de son ex-patron.

Dans ce laps de temps, je reçois la réponse au fax susmentionné. C'est une poule de haut vol et elle ne possède de casier dans notre service. Ach... Tommache!

Je retourne vers mon chef préféré et lui fait part de mes découvertes. Elle me donne son accord pour la perquisition dans l'appart de Claudia Salvansh, la poule, qui crèche Kinderstrasse 39. Mandat en poche - délivré par le magistrat sur les lieux-mêmes du crime - je pars sans Nounours, qui doit s'être égaré dans la villa. Tant pis pour lui.

Arrivé dans l'allée, je vérifie que Georges, mon Marxmen 12.35, soit bien repu. Ainsi paré, je me pointe devant la porte, enfile mes gants et sonne. Resonne. Personne, rien ne résonne...

Je tente d'enfoncer la porte, mais sans succès aucun. Je fonce alors chez la logeuse et, me faisant passer pour un gros ponte de la section "Secret-Défense", je la convainc de m'ouvrir la porte. Après un rapide examen des lieux, je constate que l'appartement a déjà été "nettoyé"! On dirait que quelqu'un a abandonné une opération en cours. Je n'aime pas ça.

Questionnant la logeuse, j'apprend que l'Ambassadeur des Kangourous se faisait passer pour son frère. Excellent... Sur ce, je me permets d'inviter la logeuse au poste, afin de remplir une déclaration en bonne et due forme. Je lui promets qu'une voiture de patrouille la raccompagnera chez elle.

Arrivé au poste avec Madame Vanzteir - la logeuse - je la confie au lieutenant, pensant qu'entre femmes, elles ne pourront que mieux jacter.

Le soir arrivant, je ne puis qu'aller rejoindre mon lit, tout en pensant que cette affaire sent relaitvement mauvais. Le lendemain matin, c'est avec une joie non dissimulée que j'arrive - une fois de plus - le premier dans les bureaux de notre nouvelle unité.

Le lieutenant Alisson arrive quelques minutes après moi et m'apprend que l'Ambassadeur était mêlé, en Australie, à une affaire de drogue et que, pour l'étouffer, les hauts dignitaires l'avaient mis en poste à Berlin. Ach! Encore cette saloperie qui infeste le monde, comme la gangrène!

Hercule arrive fâché et nous epxlique qu'il n'a pas obtenu le mandat nous permettant de nous rendre dans les locaux de l'Agence 7ème Ciel, où travaillait Mademoiselle Salvansh...

Devant tout faire, je m'absente un petit moment, tripote mon Klein-Comput-Perso et obtient un mandat légal pour cette agence. C'est avec un grand sourire que je le donne au Lieutenant Alisson, qui me regarde d'un air interrogateur...

C'est au 79ème étage que se déroule l'action. Dans le secrétariat, c'est Al Capone qui manque le spectacle, des photos de jolies jeunes femmes sont placardées partout. Pas un centimètre carré de mur n'est épargné. Je m'occupe de suite de l'une des deux secrétaires, qui est charmante et qui, à la vue de mon insigne, me donne spontanément son nom et son prénom, Gerda Stickelmann, jolie brune, que j'entraîne dans un bureau à part. Le Lieutenant Alisson me jette un oeil meurtrier. Ach! La jalousie des femmes!

Tout en la questionnant, j'apprend qu'elle est libre ce soir et me demande si je puis me permettre de la raccompagner chez elle. En effet, les rues ne sont pas très sûres de nos jours. Bref, je reviens à l'affaire qui m'intéresse. Elle me montre des avis bancaires. A dater de quelques semaines en arrière, je remarque qu'elle ne travaille presque plus. Bizarre. Serait-elle entretenue par l'Ambassadeur? Ca ne m'étonnerait pas du tout.

En ressortant, je remarque qu'Hercule a quelques problèmes avec une secrétaire "fo-folle" qui lui cache des pages. Je dégaine Georges et lui propose une vasectomie sans aucune goutte de dodo-sommeil. Il nous retrouve dare-dare ces putains de feuillets qui manquent. Sur ces derniers, des noms intéressants reviennent, comme celui du Maire, du Procureur de Berlin et d'autres conseillers et grosses huiles. Nous lui promettons de n'en pas faire état, mais que, pour les besoins de l'enquête, nous avons besoin du dossier entier.

Rentrant sur ma place, je trouve des documents de la poste, du service des téléphones et des relevés bancaires. Epluchant ces derniers, je remarque que, tous les mois, feu Monsieur l'Ambassadeur versait à Claudia 15000 Euro-Marks.

Décidant que la rue est ce qu'il y avait de mieux pour se renseigner, je descends avec Nounours et ce dernier alpague un de ses indics. Ce dernier nous rencarde sur un gang nommé, heu..., le nom m'échappe. Mais toujours est-il que la drogue doit être distribuée demain soir, dans une ou plusieurs boîtes branchées de Berlin. Cette saloperie se nommerait "snake" et aurait des effets dévastateurs et sinistres. Ne pouvant nous donner plus, Nounours promet à l'indic quelques petits "erases" sur des disquettes compromettantes.

Retournant à mon bureau, je tente d'interroger le S.A.D. par la voie des ordinateurs. Que dalle! Enervé, je demande audience au Maire, audience qui m'est accordée pour le lendemain à 10h00. J'en informe le Lieutenant Alisson, lui prie de se faire belle et lui dit que je passerai la prendre chez elle, demain à 8 heures. Il est passé 21h00 et je n'ai guère que son répondeur.

Je réserve une table pour déjeûner chez "Berlin-Folies", restaurant réputé dans le tout Berlin et, qui plus est, se trouvant à 5 minutes de la mairie. J'en profite pour faire réquisitionner une BMW dernier modèle, histoire de voir si ce sont les fleurs ou les voitures qui impressionnent le plus mon doux Lieutenant. En rentrant chez moi, je passe chercher Gerda et je tairai la suite de la nuit.

0630 Debout Falkampf, une nouvelle journée t'attend!

Génial, ce réveil-matin, il met à l'aise dès le début. Bon, je me prépare, enfile mon superbe smoking, vide Gerda de mon appartement, prend la BMW et m'en vais chercher le Lieutenant Alisson au saut du lit.

Un proverbe dit que, si l'homme arrive une demi-heure avant le rendez-vous, la femme se douche ou s'habille. Je m'en vais le vérifier. Lorsque je sonne chez elle, le Lieutenant Alisson était en train de mettre sa longue et superbe robe, qui la met très en valeur. Gerda, à côté, fait bien pâle figure. Je lui monte la fermeture éclair, lui baise la main et la prie de bien vouloir me suivre. Lorsqu'elle voit la BMW, elle en reste sans voix. Maintenant, je sais que les voitures ont plus d'effet sur mon Lieutenant préféré que les fleurs d'Al.

Prenant un frugal petit déjeûner, mon Lieutenant me fait la conversation sur sa vie en Australie. Ach, il est vrai que les femmes sont plus volubiles devant un bon repas. Il faut aussi tenir compte de la pression du rendez-vous qui nous attend. Je lui montre que j'ai pris avec moi les photocopies des trois pages compromettantes, étant entendu que les originaux sont dans un coffre, dont seuls Nounours et moi-même possédons l'accès. Je pense que, un jour prochain, ces pages pourraient nous servir.

09h30. Nous arrivons devant la Mairie. Juste avant de sortir, un appel sur l'intercom me retient. Je décroche et ai la douce joie d'entendre Hercule. Ce dernier me demande si je suis dans un endroit "safe". Je réponds par l'affirmative et passe la communication en relais interne, pour que le Lieutenant en prenne aussi connaissance.

Hercule nous informe qu'il a retrouvé Claudia Salvansh et que cette dernière se porte très bien. Il la protège et recueillera sa déposition écrite ultérieurement. De plus, il nous apprend que le directeur de l'usine de fabrication de gaz militaire, la section berlinoise de la Mc Jordan & Mc Williams, a été retrouvé avec une blessure béante, séparant la tête du tronc d'environ trois mètres (sic!). Quel humour cet Hercule! Je commence à l'apprécier.

Ach! Ce n'est pas tout, il faut aller chez le Maire.

Arrivés en les locaux de Môssieur le Maire, sa secrétaire nous conduit dans son bureau. En voyant le Lieutenant Alisson, le Maire manque un peu plus d'une respiration. Il est vrai qu'à côté d'elle, la secrétaire du Maire fait ri-di-cu-le. Le Lieutenant me laissant parler, j'indique au tout-puissant de la ville, que le S.A.D. refuse de nous donner des informations concernant cette enquête. De plus, je lui fais remarquer que nous dépendons de lui, car la section toute neuve D.R.E.I., c'est un peu de lui-même. Je préfère me taire quant à la fourre qui est posée sur mes genoux. Je ne l'utiliserai qu'en dernier ressort...

Le Maire, excédé par la conduite du S.A.D., fait mander un obscur de ce service. Tremblant tout en rentrant dans le bureau de son supérieur, un homme nous donne - visiblement à contre-coeur - un dossier portant la mention "Top-Sekret". Je le remercie et il me jette un regard noir. Voilà un ennemi supplémentaire à mettre au cahier des emmerdeurs.

Quittant le bureau du Maire sur un garde-à-vous-claquement-de-talons impeccable, le Lieutenant et moi-même retournons vers nos superbes locaux, rejoindre le reste du staff de la section D.R.E.I., qui nous attend avec impatience. C'est avec une joie non dissimulée, que nous apprenons que le F.O.S., homologue australien du S.A.D. - était aussi sur l'affaire de la Mc Jordan & Mc Williams. Content de l'apprendre! Ach! Avec toutes ces précautions, nous aurions pu faire une kolossale erreur.

De plus, le "Snake" est une drogue fabriquée à 98% à base d'eau. Elle rend accro tout de suite et a pour effets multiples de rendre complètement halluciné et passif. La dose coûtant 2000 Euro-Marks, c'est une drogue plutôt select. Cela représente un bénéfice de 650% sur la fabrication. Dément! Et, en prime, 1 dose sur 50 est défectueuse. Le preneur décède par gonflement de son corps, alors qu'un accro qui n'a pas sa dose quotidienne meurt tétanisé. Le pied cette saloperie! J'espère qu'il va y avoir une petite intervention musclée pour stopper ces chiens.

Pendant que je ronge mon frein sur mon ordinateur, Al Capone nous apporte une cassette audio, qui nous apprend qu'une livraison de cette merde est attendue pour ce soir dans un dock de Berlin, juste dans notre secteur... Enfin de l'action!

Le Lieutenant Alisson obtient les papiers nécessaires et réquisitionne deux divisions d'intervention. Nous nous habillons en tenue de combat. Je remarque qu'Hercule trimbale une sorte de gros fusil. Il m'explique que c'est un lance-grenades, "emprunté" à la division "Projets" de l'armée. C'est du beau! Me sentant un peu nu avec Georges, je prends une de mes fausses identités et me commande un Winchester 30-70 avec silencieux et visée laser. Yék-yék-yék... Je sens que je vais faire quelques cartons.

Arrivés sur place, les hommes cernent déjà l'entrepôt. Le Lieutenant Alisson donne l'assaut. Hercule "ouvre" la porte avec son "passe-portable". Bel effet destructeur! Je fonce dans la place et ouvre le feu.

Soudain, un camion blindé surgit. Je vise le pneu arrière, tire et fait mouche. Je ne suis pas seul, Al Capone cartonne également. Le camion se renverse. Je n'ai pas le temps de voir qui est à l'intérieur. Je fonce et fait mouche quatre coups sur cinq. C'est l'hécatombe dans le camp adverse.

Dans mon système de visée, je remarque un homme qui part en courant. Je crie les sommations d'usage. Rien à faire! Al et Nounours le remarquent également. Nous faisons feu et le crucifions. Il est mort. Je fonce chercher la malette qui est à terre, l'ouvre et découvre une trentaine de "Snake". Pièces à conviction. Al fonce sur le toit, tandis que Nounours continue son ball-trap implacable et meurtrier.

Je reviens vers le camion et remarque que le Lieutenant passe les bracelets à la femme de l'Ambassadeur! Pour un joli coup, c'est un joli coup...

Nous ne trouvons rien d'autre dans les docks. Ce n'était qu'un lieu de rendez-vous pour les transactions futures. Enfin, on ne peut pas être gagnant toutes les fois.

Je rédige le rapport d'enquête en compagnie de Nounours, tandis que le Lieutenant prépare le sien. Le lendemain, notre section est à l'honneur dans tous les journaux de Berlin. J'ai toujours dit que ces fouilles-merdes n'étaient que des retourneurs de veste professionnels. Nous recevons une jolie petite prime et sommes décorés de la Falk-Honor et Falk-Jahr.

Après un repas bien arrosé, nous demandons au Lieutenant Alisson si elle désire rester avec nous. Elle nous fait languir pendant la soirée et nous promet de nous faire part de sa décision dans les prochains jours.

Ici se termine l'affaire AUSTRALIAN MURDER.

Eric & Garcí

© Tinkle Bavard 1991

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