Technocivilisation

Posté le 16.04.2011

Le résumé du livre m'avait accroché: une réflexion sur l'importance croissante du numérique et son impact sur la société et la philosophie. En particulier, une discussion sur l'opportunité de développer une nouvelle philosophie, et partant une nouvelle société.

Hélas, trois fois hélas, le livre est horriblement pédant. Autant le vocabulaire que les tournures de phrase sont abscons, le livre tourne bien trop souvent à la pure masturbation intellectuelle. Et c'est bien dommage, car non seulement le sujet est accrocheur, mais des idées assez intéressantes sont évoquées. Or, ces dernières se trouvent noyées dans un verbiage insupportable. J'ai eu une peine folle à me concentrer. Je me rends compte que, arrivé à la fin, je n'ai pratiquement rien retenu. Les idées que j'ai pu capter sont ressorties immédiatement de ma tête, chassées par le flot de mots précieux autant qu'inutiles qui noit se livre.

Vraiment dommage. Je vous en livre un petit exemple représentatif:

"Dans le cas de symboles instrumentaux, il s'agit de re-connaître, soit pour identifier, soit pour assurer une action, soit encore pour se fixer par anticipation l'image de l'entreprise que l'on se propose. Dans le cas des symboles «transcendentaux», il s'agit de connaître, de co-naître dans l'acception claudélienne, de naître avec, c'est-à-dire d'engager sa vie dans une expérience de type augural, qui tienne compte de notre singularité et qui trascende le code."