Usbek & Rica

Posté le 19.02.2012

Voilà encore un nouveau magazine, découvert dans la foulée de mes expériences récentes. Dans sa première incarnation, Usbek & Rica avait pris la forme d'un mook (croisement de "magazine" et "book"), comme XXI. Il est maintenant devenu un magazine plus classique, de taille conventionnelle, publication trimestrielle et parution en kiosque (mais pas encore en Suisse, semble-t-il) en plus des librairies. Je ne peux pas juger de la première incarnation, ayant mis les mains sur le premier numéro de la nouvelle.

Usbek & Rica (du nom de principaux protagonistes des Lettres persanes, de Montesquieu) servent un magazine prospectif, analysant le passé et le présent pour mieux essayer de réfléchir au futur. Il s'essaye même un peu au jeu des prédictions, mais heureusement sans se prendre trop au sérieux. On trouve donc pas mal d'articles sur les tendances actuelles, les innovations technologiques en cours et des projections basées sur ceci.

De notable dans ce numéro, un dossier sur les monnaies alternatives, un sujet qui m'intéresse de plus en plus. U&R se lance même dans l'aventure, en offrant à chaque lecteur un billet de 10 usbeks. Pour un usbek, on peut obtenir un livre ou un ancien numéro d'U&R dans une librairie parisienne partenaire, dans un temps limité. Il y a aussi un article très intéressant sur Riace, petit village italien qui tente une politique d'accueil des réfugiés radicalement différente, pas désintéressée mais quand même assez porteuse d'espoir à l'époque de la Fortesse Europe.

Je reste mitigé quant à Usbek & Rica. Le magazine est assez sympa et il a l'avantage, comme ceux que j'ai chroniqué récemment, de ne pas faire partie d'un grand groupe de presse. Par contre, j'ai trouvé son contenu quand même relativement léger, il contient de la publicité (dont des publi-rédactionnels peu convaincants) et le côté prospectif n'est pas très poussé en fin de compte. En fait, les articles sont dans l'ensemble assez courts, les interviews donnent juste envie d'en savoir plus. Il y a aussi une BD de deux pages passablement ridicule. J'hésite à essayer encore un ou deux numéros pour voir, mais je ne suis pas sûr que cela en vaille la peine.