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Les ÎliadesÉdité par "Les Grimoires des Gratteurs de Lune" - 67, rue St Jacques - 75005 Paris - France Prix: 85 FF, port compris (également disponible en boutique) Le voici, le voilà, le troisième numéro des Grimoires des Gratteurs de Lune. Cette fois, les Gratteurs nous emmènent dans une grande expédition maritime au sein de contrées décidément orientales, où pachas et khans se partagent la vedette. InsoluniaLa première aventure se déroule sur l'île d'Insolunia, sur laquelle les voyageurs vont échouer avec leur bateau au début de l'histoire. Incapables de réparer leur esquif, pour des raisons bien précises, ils font la connaissance de la communauté bien étrange de naufragés qui s'est créée sur cette île au fil du temps. En cherchant à tout prix un moyen de quitter ce bout de terrain sur lequel ils sont coincés, ils vont en découvrir le secret, après une longe quête souterraine.Une aventure courte et amusante, en guise de mise en bouche pour le plat de résistance. La bonne étoileNous entrons là dans le vif du sujet, un gros voyage aux multiples rebondissements. Le premier chapitre est sans doute le moins bon. Il s'agit d'une histoire compliquée pour donner un bateau bien particulier aux voyageurs, juste pour le leur retirer après. C'est confus et ça n'amène rien, passez-vous de ce chapitre, les auteurs disent d'ailleurs eux-mêmes qu'il est optionnel. C'est ensuite que l'aventure commence. Les voyageurs vont faire la connaissance d'un marin privé d'étoile, ce qui en fait un être morne, une coquille vide, sans personnalité. Or, il existe une légende parlant de quatre masques liés aux voies draconiques (Oniros, Hypnos, Narcos et Thanatos), qui, s'ils étaient réunis puis brûlés dans un même bûcher, permettraient de créer une nouvelle étoile. Les voyageur vont donc partir en quête de ces masques, afin de donner une étoile à Personne. Obtenir chacun de ses masques est un volet de l'aventure en soi, chaque étape étant parsemée d'embûches variées. Ce qui est très appréciable et qu'aucun de ces quatre chapitres ne se ressemblent: la quête de chaque masque est très différente et il n'y a pas de sentiment de répétition. Ma crainte est plutôt que les joueurs aient l'impression de ne pas en voir le bout, surtout que la difficulté me semble aller croissante. La récupération du masque de Thanatos est particulièrement délicate, jouant sur les mots d'une prophétie pour le moins obscure (mais c'est le propre des prophéties, n'est-ce pas?). Ne risque-t-on de voir les joueurs se décourager? Mon autre reproche est par rapport à la profusion de créatures diverses. Comprenons-nous bien, je ne parle pas du tout d'un Monster Manual d'AD&D. Pas du tout. C'est juste qu'il m'a semblé, à la lecture, que le dépaysement des joueurs était recherché au moyen, entre autres, d'une surabondance de créatures nouvelles (plus un certain nombre d'anciennes), et cela m'a paru un peu étouffant. Ceci étant dit, c'est un voyage bien ficelé et il est certain que les joueurs seront fiers d'en être arrivé à bout. Et pour finir, des aides de jeuCe Grimoire se termine par deux aides de jeu sur la magie. La première ne m'a guère convaincue, mais la deuxième, par contre, est excellente. Elle s'attache à rendre à Oniros un peu de sa gloire supposée du Second Age. En fait, elle offre un traitement très général des transmutations, qui permet, du coup, de dériver des sorts très variés. A partir du moment où vous pouvez transmuter de l'air en feu dans une zone mobile à haute vitesse, vous êtes capables de faire des Fireballs (ou des Balls of Abysmal Flames, suivant vos tendances)... De nombreux sorts sont proposés et tous ne sont pas aussi résolument hostiles, et je suis d'accord avec le point de vue de l'auteur que l'introduction de sorts offensifs ne ternit pas forcément l'esprit du jeu. Après tout, les limites du haut-rêve sont toujours les mêmes. En résumé, "Les Îliades" est un bon voyage, même si je le trouve un peu trop chargé - trop d'obstacles dans chaque étape, trop de créatures exotiques - mais il serait quand même dommage de s'en priver. |
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