Bluff
Un jeu de Richard Borg, édité par FX Schmid
Bluff est un sympathique et dynamique jeu de pari. De manière très résumée, chacun lance des dés en cachette et l'on doit ensuite deviner (ou prétendre deviner, d'où le nom du jeu) combien de fois tel ou tel chiffre apparaît au total. Pas besoin, dans ce cas, de traduction, car les règles figurent en plusieurs langues dans la boîte, dont le français.
Variantes
Il s'agit plutôt ici de vous proposer une variante des règles. Il faut savoir que Bluff a connu une autre édition, ou peut-être était-ce un clone, sur le marché français, sous le nom de Perudo. Le principe est tout à fait similaire, sauf les règles de pari, soit la partie centrale du jeu. Etonnamment, à l'usage, les règles de Perudo me sont apparues comme beaucoup plus intéressantes que celles de Bluff. Voici donc comment se déroule une partie de Bluff, variante Perudo.
Comme selon les règles normales, chacun prend ses dés, les met dans son gobelet, agite ce dernier et l'abat sur la table. On consulte ensuite le résultat de ses dés en cachette. Ensuite, le joueur dont c'est le tour de commencer les paris annonce un chiffre et un nombre. Tout cela fonctionne comme Bluff, y compris les jokers. Ce qui change, c'est le résultat lorsqu'un joueur déclare que son prédécesseur a bluffé. Seuls deux cas se présentent:
- il y a un nombre égal ou supérieur de dés portant la valeur annoncée (y compris les jokers, si le pari ne portait pas sur les jokers eux-mêmes). Le joueur qui a fait le pari a raison et c'est celui qui a dénoncé le pari qui perd un dé;
- le nombre de dés portant la valeur annoncée (y compris les jokers, si le pari ne portait pas sur les jokers eux-mêmes) est plus petit que le nombre annoncé dans le pari. Le joueur qui a fait le pari perd un dé.
Cela peut vous sembler un petit changement, mais il est radical. Dans les règles normales de Bluff, il est très risqué de faire un pari, car on ne gagne que si l'on devine exactement le nombre. Avec les règles de Perudo, on gagne sur un nombre égal ou supérieur, ce qui encourage la surenchère et débouche ainsi sur un jeu beaucoup plus vivant.
Perudo introduit encore la règle du "Palifico". Le "Palifico" est le surnom donné au joueur qui vient de perdre son
avant-dernier dé. Voici la règle complète du tour de jeu "Palifico" comme
indiqué dans les règles de Perudo (Edition Parker) mais adaptées à Bluff. Deux changements de
règles s'appliquent temporairement à ce tour. C'est le joueur "Palifico" qui débute le
tour. Il peut choisir n'importe quel pari, mais les étoiles ne se comportent pas comme des jokers (c'est-à-dire qu'elles ne
remplacent pas les autres chiffres). De plus, les autres joueurs ne peuvent
plus changer la valeur choisie par le "Palifico", sauf
ceux qui n'ont aussi plus qu'un dé (des anciens "Palifico"). Ceux-ci peuvent alors, s'ils le souhaitent, changer la valeur, tout en respectant les règles normales d'escalade des paris.
Note: il n'est pas clairement spécifié si cette règle s'applique aussi au Palifico
actif au cas où la main lui reviendrait, mais on peut penser que oui.
Autre petite règle qui distingue Perudo de Bluff:
quand le joueur actif remet en cause le pari du joueur précédent,
il faut soulever les gobelets un par un en commençant par le joueur à droite
du joueur actif; dès que la condition est vérifiée (le nombre de dés du pari
est effectivement sur table), les autres joueurs ne sont pas obligés de
soulever leur gobelet, ce qui permet de ne pas montrer combien de dés ils ont encore, rendant encore plus difficile la mémorisation de nombre total de dés encore présents sur la table.
Règle maison (contribuée par Stavros Gessis): quand un joueur perd son dernier dé et est eliminé du jeu, c'est le
joueur situé à sa gauche dans l'ordre du tour qui commence à parler au tour
suivant. Exception: au moment où l'on passe de trois joueurs à deux joueurs,
c'est celui qui possède le moins de dés qui commence le tour, cela lui permet
d'essayer de "sauver sa peau" un tour de plus. Si après cela, il reste
encore deux joueurs, c'est celui qui perd un dé qui relance le tour suivant.
Merci à Stavros Gessis pour les compléments (notamment la règle du Palifico).
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